Face à une accrocheuse sélection des Comores, le Sénégal s’est imposé, ce dimanche 4 octobre au Stade Vélodrome, sur le score de 1-0. Si Iliman Ndiaye a fait trembler les filets dès la 5ᵉ minute de jeu, la véritable leçon de ce rendez-vous phocéen réside dans la prestation XXL des cadres historiques : Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Guèye, souvent envoyés à la retraite par un public calé à l’instant.

Alors que le sélectionneur Patrick Vieira poursuit sa revue d’effectif et l’intégration de nouveaux jeunes talents, les deux vétérans de la Tanière ont rappelé avec autorité qu’ils n’étaient pas près de passer la main. Dans la charnière centrale, le capitaine Kalidou Koulibaly a livré une copie parfaite. Solide dans les duels aériens, impérial dans le placement et toujours aussi serein dans la relance, l’ancien Napolitain a éteint la moindre velléité offensive comorienne. Autour de lui, la jeunesse a pu jouer libérée, sachant que le verrou était sous contrôle.

Gana Guèye, le métronome infatigable

Au milieu de terrain, Idrissa Gana Guèye a régalé le public marseillais et a été applaudi à sa sortie. Récupérateur infatigable, l’ancien joueur du Psg et d’Everton a étalé toute sa science du jeu : interceptions chirurgicales pour couper les transitions adverses, orientation du jeu impeccable pour distribuer le ballon proprement vers les excentrés et gestion du tempo pour calmer les ardeurs en fin de match, quand la fatigue s’est fait ressentir.

Vieira : «Ils sont exemplaires»

Si les éclairs de la jeunesse incarnée par Ibrahim Mbaye (passeur décisif sur le but) et Iliman Ndiaye ouvrent des perspectives enthousiasmantes pour l’avenir de l’Equipe nationale, cette rencontre de Marseille a mis en lumière l’importance capitale de l’ossature expérimentée. Dans un match parfois haché et marqué par des imprécisions techniques, Koulibaly et Gana Guèye ont servi de boussole. Un match de patrons qui prouve que le Sénégal de demain aura encore grandement besoin de ses piliers d’hier pour encadrer ses pépites.

A la fin de la rencontre, Vieira a défendu ses «cadres» avec une sincérité incroyable : «Ces joueurs ont marqué l’histoire du Sénégal. On ne doit pas reprendre certains termes pour parler d’eux ; ils méritent du respect. Les journalistes ont l’obligation d’utiliser certains termes. Ce manque de respect, je ne l’accepte pas. Ce sont des joueurs exemplaires sur et en dehors du terrain. Ils ont montré leur expérience durant ce match.»