Dès après la Seconde Guerre mondiale, toutes les grandes puissances du globe terrestre s’étaient réunies avec diligence, afin d’évaluer les destructions massives, les morts, les incohérences, l’injustice sociale, les souffrances, les positions dominantes et les terribles conséquences qu’ont eu à subir les populations.
Ainsi, la Conférence générale de l’Organisation internationale du travail (Oit), convoquée par le Conseil d’administration du Bureau international du travail (Bit), s’était retrouvée, sous le regard vigilent du Secrétariat général des Nations unies conformément à l’article 102 de sa Charte.
En ce sens donc, et en ratifiant avec foi lesdites conventions que sont : la C87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948, et la C98 sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949… il était impensable qu’un gouvernement du Sénégal serait le plus mauvais élève de la classe. Et c’est le cas !
En ce sens, il s’est agi d’un acte de préméditation façonné avec la complicité de quelques inspecteurs du Travail choisis dans le tas : des larbins. Or, la C81 sur l’Inspection du Travail fait force de loi. Que ladite convention est contraire à la prise de position, dans un organe audiovisuel de la place, tenue par un ancien inspecteur du Travail , dans sa démarche et dans ses propos décousus, en phase avec son ancien collègue, qui exerce présentement ses activités à l’Assemblée nationale du Sénégal.
Attendu par ladite convention citée en son article 3, celle-ci énonce que «le système d’Inspection du Travail sera chargé : (a) d’assurer l’application des dispositions légales relatives aux conditions de travail et à la protection des travailleurs dans l’exercice de leur fonction, telles que les dispositions relatives à la durée du travail, aux salaires, à la sécurité, à l’hygiène et au bien-être, à l’emploi des enfants et des adolescents, et à d’autres matières connexes dans la mesure où les inspecteurs du travail sont chargés d’assurer l’application desdites dispositions ; (b) de fournir des informations et des conseils techniques aux employeurs et aux travailleurs sur les moyens les plus efficaces d’observer les dispositions légales ; (c) de porter à l’attention de l’autorité compétente les déficiences ou les abus qui ne sont pas spécifiquement couverts par les dispositions légales existantes». Alors, faut-il que l’inspecteur se démarque de ses obligations, au point d’épouser les contours d’une complaisance ou/et une complicité maladie, pour défendre ses propres intérêts ? De ce point de vue, il est indéniable, et en toute logique, aux membres dirigeants du Front syndical de procéder à une saisine-plainte auprès du Bureau international du travail, aux fins de remettre les pendules à l’heure.
Attendu donc, des règles de conduite de l’Etat déjà actées depuis mathusalem. Que ledit Etat sénégalais doit et non peut servir les usagers en respectant les exigences ci-après : «Proximité et accessibilité des services, participation, consultation et médiation, qualité et efficience, évaluation des services, transparences et informations, célérité, fiabilité, et confidentialité des informations ; s’engager à promouvoir une politique de justice sociale et à ne porter aucunement atteinte au droit de grève en préjugeant de son caractère licite ou illicite qui relève de l’appréciation souveraine du juge ; s’engager à prendre dans un délai raisonnable tous les textes législatifs et règlementaires visant à appliquer ou à compléter la législation du travail et de la sécurité sociale en vigueur ; garantir des consultations régulières dans le cadre de la Convention n°144 de l’Organisation internationale du travail (Oit) concernant les consultations tripartites destinées à promouvoir la mise en œuvre des normes internationales du travail et s’engager à consulter les organisations syndicales d’employeurs et de travailleurs sur tout projet de réforme ou d’amélioration de la législation du travail et de la sécurité sociale.»
Autrement dit, le pédantisme de cet inspecteur de mauvaise foi : semble-t-il un pur républicain ? Non ! En son image, il incarne un mauvais produit du citoyen sénégalais vertueux. Une raison solide de repousser ses propres idées malodorantes et répugnantes. A cet effet, les dirigeants syndicaux sénégalais ne sont pas des objets, ils sont moulés dans la réflexion, agissent en symbiose et dans l’unité… avec le monde du travail, en respectant scrupuleusement la réglementation internationale en vigueur, avec dignité. Dans un tel contexte : il s’est bien agi de piétinement desdites conventions fondamentales. Alors : qui abuse-t-on ?
IBRAHIMA KHALIL MENDY
SG DU SYNTIPS/CNTS
ET PRESIDENT DU MOUVEMENT
DES PERMANENTS CNTS
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