La Flamme olympique a été allumée puis remise au Sénégal le 10 septembre au Stade panathénaïque d’Athènes, l’enceinte qui avait accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896. Quatre jours plus tard, elle partait de Dakar-Plateau pour une tournée nationale. Celle-ci a traversé les 14 régions du pays en plus de trente étapes, jusqu’au 30 octobre. Environ 450 relayeurs devaient la porter, parmi lesquels l’acteur Omar Sy, ambassadeur des Jeux, l’influenceur Khaby Lame et l’athlète Amadou Dia Bâ.

Diamniadio occupe une place centrale dans ces Jeux. Cette ville nouvelle, située à une trentaine de kilomètres de la capitale, concentre une partie des infrastructures construites ces dernières années pour désengorger Dakar. Outre le stade, elle accueille pendant les Jeux la Dakar Arena, le centre équestre et le Centre des expositions. Le Stade Abdoulaye Wade recevra aussi les épreuves de tir à l’arc, une discipline qui profitera ainsi de la plus grande enceinte de ces Joj.

Pour le Sénégal, la soirée d’ouverture représente donc aussi un test grandeur nature de ses capacités d’organisation, devant les caméras du monde entier et sous le regard du Comité international olympique, qui suit de près cette première africaine depuis l’attribution des Jeux en 2018.

Onze mille participants sur la pelouse

La directrice des cérémonies, Khady Niang, annonce environ 11 000 participants dont 700 danseurs. Selon elle, ce spectacle doit permettre à l’Afrique de «raconter au monde qui nous sommes, d’où nous venons et où nous voulons aller». La mise en scène a été confiée à Adama Diop. Le programme doit présenter la culture sénégalaise et la diversité du continent, conformément au slogan des Jeux, «L’Afrique accueille, Dakar célèbre», choisi par le Comité d’organisation.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et la présidente du Comité international olympique, Kirsty Coventry, sont attendus dans les tribunes. Sa présence à Diamniadio, pour les premiers Jeux Olympiques organisés en Afrique, aura donc une portée particulière. Elle présidera ainsi l’une de ses premières grandes cérémonies olympiques sur son propre continent, devant un public largement africain.

Un dispositif de sécurité renforcé

Pour encadrer l’événement, les autorités mobilisent environ 14 600 agents, entre Forces de défense et de sécurité, secouristes, administrations et collectivités locales. Ils seront répartis sur les trois pôles des Jeux, à Dakar, à Diamniadio et à Saly. Un exercice de simulation d’attaque terroriste et de prise d’otages a été organisé début octobre, en guise de répétition générale. Les gouverneurs, préfets et sous-préfets des zones concernées sont associés à ce dispositif, en lien avec le Comité d’organisation.

Les spectateurs auront ensuite deux semaines pour suivre les compétitions sur huit sites, avec des billets vendus entre 1000 et 3000 francs Cfa, hors cérémonie d’ouverture. Dix sports d’initiation compléteront le programme, accessibles au grand public.

Il ne reste que quelques heures avant l’ouverture.

Avec Afrik.com