Le président de la Confédération africaine de football (Caf), Patrice Motsepe, effectuera, en janvier prochain, une visite cruciale au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda pour évaluer leur capacité à co-organiser la Can 2027. Les retards d’infrastructures poussent l’instance dirigeante à envisager des scénarios d’urgence, allant du report de la compétition à sa délocalisation.

Patrice Motsepe a fixé au mois de janvier 2027, sa prochaine tournée d’évaluation dans les trois pays hôtes, une visite qui interviendra dans le sillage immédiat des audits menés par les commissions d’inspection fin décembre. Si le dirigeant sud-africain a déjà pu observer l’avancée des travaux à Nairobi (Kenya) et à Dar es Salaam (Tanzanie), il avait dû repousser son étape ougandaise. Bien que le président de la Caf ait publiquement écarté l’existence d’un «plan B» ou d’un «plan C», l’attente jusqu’en janvier pour valider définitivement la tenue du tournoi met en évidence une urgence logistique majeure, la compétition étant programmée du 19 juin au 17 juillet 2027.

Face à cette incertitude, un haut responsable de la Caf a confirmé que toutes les options seront étudiées si les trois pays ne présentent pas les garanties nécessaires en début d’année. L’une des pistes principales consiste à décaler cette édition à 2028. Ce report s’accompagnerait du lancement d’une version expérimentale de la Ligue des nations africaine en septembre 2027.

Autre alternative envisagée en cas d’incapacité de l’Afrique de l’Est : la réattribution du tournoi à un pays déjà doté d’infrastructures opérationnelles, un scénario de sauvetage similaire à celui de 2019 où l’Egypte avait suppléé le Cameroun.

Avec lecourrier