Du 28 au 30 octobre, l’Institut français de Dakar et Elgas organisent des rencontres littéraires internationales autour de l’humour et de la dérision. Auteurs, universitaires et dessinateurs échangeront sur le pouvoir du rire face aux crises et aux injustices.

Par Amadou MBODJI – L’Institut français de Dakar organise, en collaboration avec Elgas, des rencontres littéraires internationales consacrées à l’humour et à la dérision dans la littérature. Intitulé «Le rire est-il la politesse du désespoir ?», l’événement, qui se tiendra du 28 au 30 octobre, réunira auteurs, universitaires, éditeurs et dessinateurs autour du pouvoir du rire face aux crises, aux injustices et aux rapports de domination.

Les échanges se dérouleront dans plusieurs lieux de la capitale, notamment à l’Institut français, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), à Plumes du monde, à la librairie Aux 4 Vents, ainsi que dans des lycées. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la programmation littéraire du mois d’octobre. «Pour nous, ça s’intègre à notre thématique du mois d’octobre, qui est autour des mots. La littérature, c’est à la fois la rentrée universitaire et la rentrée littéraire, avec beaucoup d’événements à Dakar : un salon féminin, un événement sur Boris Diop, entre autres.

En collaboration avec Elgas, il y a eu également l’idée de proposer ce colloque, ces rencontres littéraires qui sont des rencontres régionales où on invite des gens de plusieurs endroits du continent et de France sur cette thématique du rire et de la dérision en littérature», explique Mme Valérie Lesbros, directrice déléguée de l’Institut français du Sénégal de Dakar et Attachée culturelle de l’ambassade de France au Sénégal.

Une autre activité, intitulée «La Fabrique des mots», se déroulera en parallèle, avec la cérémonie de clôture de sa première cohorte. «On aura également sur la même période, parce qu’on a plusieurs projets qui font écho à la littérature, la clôture et l’anniversaire d’un projet dénommé

«La Fabrique des mots», où on a accompagné une quinzaine de jeunes auteurs sur toute une année. Le moment des rencontres littéraires, ce sera la clôture de la première année de notre première cohorte de ces jeunes auteurs qui pourront aussi participer à ces rencontres littéraires, et on aura une deuxième cohorte après ça», renchérit elle.

Avant que Mme Nogaye Diop, responsable du pôle Idées et savoirs à l’Institut français du Sénégal, ne revienne sur le concept de «La Fabrique des mots», un tremplin destiné à accompagner les jeunes écrivains.

««La Fabrique des mots», c’est un incubateur que l’institut a créé pour faire monter en compétence des jeunes auteurs, des jeunes qui ont vraiment envie de s’adonner à l’écriture. On les a pris pendant une année pour les former à la chaîne du livre, donc de l’écriture jusqu’à la diffusion», mentionne Mme Nogaye Diop.

Elle explique également les raisons qui motivent l’association de la littérature au rire. «C’est parce que c’est un genre. Il y a beaucoup d’humour dans la littérature. Il y a des auteurs qui choisissent de mettre l’humour au centre de leur écriture ou comme source d’inspiration. Maintenant, ça peut être de l’humour au sens où on l’entend ou bien de l’humour noir», fait-elle remarquer.

Du côté de la participation, la présence de professeurs d’université, de caricaturistes de renom comme Odia, de journalistes tels que Pape Samba Kane et Ibou Fall, ainsi que d’écrivains confirmés comme Mbougar Sarr, est annoncée. Ces personnalités viendront partager leur expertise avec les jeunes participants. La manifestation sera clôturée la veille des Joj, dont les organisateurs de cette activité alliant littérature et humour se réjouissent de la tenue au Sénégal.

ambodji@lequotidien.sn