Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les services sous sa tutelle, le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé, s’est rendu auprès de plusieurs unités de la Police nationale. Face aux défis sanitaires, d’infrastructures et d’équipements auxquels font face les agents, le ministre a annoncé le lancement d’un programme spécial, incluant la construction d’un hôpital de niveau 3 pour répondre aux besoins des Forces de l’ordre et des populations.
Par Justin GOMIS – Le ministre de l’Intérieur a effectué hier une visite de prise de contact au sein des différentes structures de la Police nationale. Son périple l’a mené à la Brigade d’intervention polyvalente (Bip), à la Direction de la Police de l’air et des frontières (Dpaf), au Service médical de la Police nationale, ainsi qu’au Groupement mobile d’intervention (Gmi).
Après s’être rendu au Service médical -actuellement classé hôpital de niveau 1-, Mouhamadou Makhtar Cissé a estimé indispensable que la Police nationale dispose d’un hôpital de niveau 3, afin d’offrir une prise en charge sanitaire adéquate aux agents et aux populations environnantes. Selon le ministre, les policiers méritent de meilleures conditions au regard du travail remarquable qu’ils accomplissent quotidiennement pour la sécurité du pays.
C’est dans cette optique qu’il a annoncé l’élaboration d’un programme spécial destiné à renforcer les capacités de la Police nationale en infrastructures, équipements, logements et couverture sanitaire. «Il faudra faire valider, par le Premier ministre d’abord puis par le président de la République, un programme spécial qui permettra de satisfaire au minimum les besoins de la Police nationale en matériels et en équipements», a-t-il déclaré au terme d’une visite de travail au Camp Abdou Diassé, en présence du Directeur général de la Police nationale.
Dispositif sanitaire, logement et respect des droits humains
Pour le ministre de l’Intérieur, le renforcement du dispositif sanitaire est une urgence absolue : «Il faut s’occuper de la santé des hommes et des femmes qui servent dans la police, ainsi que de celle de leurs familles.» A ce propos, il s’est félicité de la bonne collaboration entre la Direction de la santé des Armées et la Direction générale de la Police nationale. Dans le même sillage, Mouhamadou Makhtar Cissé a abordé la question de la construction de commissariats modernes et dignes des missions régaliennes de la police, tout comme l’accès au logement pour les agents.
Ce programme spécial vise également à décongestionner les lieux de privation de liberté et à améliorer les conditions de détention. Le ministre a profité de l’occasion pour rappeler des principes fondamentaux d’Etat de Droit : «Au stade de la garde à vue, on n’est pas coupable, on est suspect.» Il a ainsi exhorté les Forces de l’ordre à veiller scrupuleusement au respect de la présomption d’innocence et des droits humains.
L’implication citoyenne à l’approche des Joj
A l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj), le ministre de l’Intérieur a appelé l’ensemble des Sénégalais à apporter leur pierre à l’édifice de la sécurité nationale. «Chaque Sénégalais doit se considérer comme un membre du dispositif de sécurité. Il doit alerter les Forces de l’ordre chaque fois que nécessaire», a-t-il affirmé, tout en rappelant aux policiers la noblesse de leur mission et en leur instillant l’idée que le service aux citoyens relève d’un véritable sacerdoce.
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