Le ministère de la Santé et de l’hygiène publique a publié, ce lundi 12 octobre 2026, un nouveau point de situation sur l’évolution de la diphtérie au Sénégal. Le bilan cumulé s’élève désormais à 301 cas confirmés et 12 décès enregistrés à travers 55 districts sanitaires répartis dans 13 régions du pays. Les autorités sanitaires appellent à un respect strict du calendrier vaccinal et à une vigilance accrue dès l’apparition des premiers symptômes.

Une propagation géographique qui touche 13 régions : l’épidémie de diphtérie poursuit sa progression sur le territoire national. Selon les dernières données épidémiologiques arrêtées au 11 octobre 2026, 13 des 14 régions du Sénégal sont désormais affectées. La région de Dakar concentre le plus grand nombre de malades avec 43 cas recensés, principalement dans les districts de Guédiawaye (11 cas), Keur Massar (8 cas) et Mbao (6 cas). Elle est suivie de près par la région de Diourbel qui totalise 40 cas, tirés vers le haut par le foyer de Touba (33 cas).

D’autres régions enregistrent également une forte circulation du germe : Kaolack avec 36 cas dont 18 dans le seul District de Ndoffane ; Kédougou et Louga comptent 35 cas chacune, avec de forts foyers à Kédougou commune (25 cas) et Darou-Mousty (21 cas) ; Matam et Thiès recensent 25 et 24 cas respectivement. Et Tambacounda en est à 22 cas. Les régions de Ziguinchor (14 cas), Kolda (9 cas), Saint-Louis (8 cas), Fatick (5 cas) et Kaffrine (5 cas) comptabilisent également des malades sous surveillance.

Un nouveau décès enregistré

Sur le plan humain, la maladie a déjà coûté la vie à 12 personnes à ce jour, dont un nouveau décès signalé depuis la précédente communication officielle du ministère. Face à ce bilan, les autorités médicales rappellent que la diphtérie est une maladie infectieuse et très contagieuse, mais qui demeure entièrement évitable grâce à la vaccination. La maladie se manifeste généralement par de la fièvre, un mal de gorge, des difficultés à avaler, un enrouement, un gonflement du cou ou l’apparition de membranes grisâtres caractéristiques dans la gorge, pouvant entraîner des détresses respiratoires sévères. Pour freiner la transmission et protéger les populations, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique lance un appel pressant aux parents. Il leur demande d’examiner le carnet de santé de leurs enfants afin de vérifier leur statut vaccinal et d’aller faire administrer sans délai les doses manquantes prévues par le Programme élargi de vaccination (Pev).

En cas de suspicion de la maladie, le ministère recommande fermement de consulter immédiatement la structure de santé la plus proche dès l’apparition des premiers signes, d’éviter toute automédication, qui risque de retarder une prise en charge adaptée et vitale.