A l’occasion de la Journée mondiale de l’enseignant et des 60 ans de la Recommandation Oit-Unesco, le comité d’organisation a dévoilé un riche programme d’activités s’étalant du 17 octobre au 30 novembre. Entre campagne Octobre Rose/Novembre Bleu, dépistages et randonnée pédestre, l’édition 2026 entend placer la santé, le bien-être et la revalorisation de la profession enseignante au cœur des priorités nationales face aux défis technologiques et sociaux actuels.
Par Alioune Badara NDIAYE – Campagne Octobre Rose/Novembre Bleu, randonnée pédestre, sensibilisation et dépistage dans toutes les académies entre le 17 octobre et le 30 novembre : c’est à travers ces activités que le comité d’organisation compte célébrer l’édition 2026 de la Journée mondiale de l’enseignant (Jme), qui se tient le 5 octobre de chaque année. «Ces activités permettront d’informer l’opinion publique nationale et internationale, de présenter les enjeux de l’édition 2026 pour le Sénégal et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’actions concrètes. En outre, elles permettront de sensibiliser sur la santé et le bien-être des personnels enseignants, et offriront des espaces de réflexion et d’échange sur les perspectives de la profession», a noté Hamidou Diédhiou, président du comité d’organisation.
Il s’est exprimé lors du point de presse à la Sphère ministérielle, marquant le lancement officiel des activités pour cette édition. La célébration est portée conjointement par les ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et de l’Emploi et de la formation professionnelle et technique. Centrée sur le thème «Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs», la célébration entre en droite ligne du 60e anniversaire de l’adoption de la Recommandation Oit-Unesco sur la condition du personnel enseignant. «Cette recommandation demeure un instrument international de référence en matière de droits et de responsabilités de formation, ainsi que de conditions d’emploi et d’exercice de la profession enseignante», a souligné M. Diédhiou. «Soixante ans après son adoption, la profession évolue dans un environnement profondément marqué par de fortes mutations sociales, environnementales et technologiques. Le numérique et l’Intelligence artificielle soulèvent ainsi de nouvelles questions sur les compétences, les pratiques pédagogiques, les responsabilités, les conditions de travail et l’accompagnement des enseignants par les pouvoirs publics», a-t-il exposé, appelant à un changement de paradigme adapté, fondé sur la formation et le dialogue avec les acteurs concernés.
Dans cette voie, il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour garantir le respect des droits des enseignants, améliorer leurs conditions d’exercice et reconnaître leur rôle dans la transformation des systèmes éducatifs.
