Il était de ces baobabs dont personne n’osait envisager la chute, car il trônait comme la statue du Commandeur au centre de notre panthéon intellectuel. Cheikh Hamidou Kane s’en va au moment où le pays plonge dans les abysses de la pensée et se cherche dans une obscurité créée par des «leaders» eux-mêmes souffrant d’un manque de repères. Tout le monde était content hier, de ressortir sa part de Cheikh Hamidou Kane et les souvenirs qu’il en garde. Mais le disparu, lui, a porté haut le flambeau de ce pays. Qu’est-ce que le pays va retenir de ceux qui l’encensent aujourd’hui ?